Le zèbre est-il le plus atypique des neuro-atypiques ?
- Thierry CHARNET-ATLAN

- 11 févr. 2024
- 1 min de lecture
Dernière mise à jour : 20 févr. 2024

Le fonctionnement à haut potentiel des adultes surdoués ne se réduit pas à une définition univoque. Chaque porteur le conjugue à sa façon. De cette pluralité émergent cependant deux profils théoriques. Raisonnements rapides, performants et intuitifs, haut quotient intellectuel (condition sine qua non, mais non exclusive) résultent d’une plus importante connectivité cérébrale intra et interhémisphérique.
C’est la présence d’une pensée divergente associée à une pensée convergente, toutes deux très efficaces, qui fait que la personne est à haut potentiel. La pensée divergente crée des raccourcis de pensée. Elle est non consciente, intuitive, associative, analogique et métaphorique. La pensée convergente, quant à elle, est consciente, rationnelle, séquentielle, logique et langagière.
Hyperactivité cérébrale, hyperlucidité, hypervigilance, hypersensibilité, hyperesthésie, hyperémotivité complètent le tableau dans des proportions qui varient d'une personne à l'autre.
Sur le versant des autres singularités, on retrouve fréquemment des dispositions à l’autodidaxie, à la créativité, à l’innovation, au leadership. Il n’est pas rare d’observer également une dépendance à la motivation, un décalage avec les autres, etc.
Le portrait haut en couleur de ce profil HPI, parfois difficile à cerner, suggère que cet avantage cérébral n’est pas toujours la panacée. Aussi, beaucoup dissimulent leur singulière façon d’être au monde derrière un masque de normalité. Ou à tout le moins ce qu’ils se figurent être la normalité !
Ceci nous amène à nous poser la question suivante. Le zèbre serait-il porteur d'un syndrome d'Asperger ?


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